Visite aux serres Carl-Camirand
2/11/2009
Dimanche, le 25 octobre dernier, l’idée d’aller faire une promenade en auto me séduisait beaucoup même si le vent et la température donnaient quelques frissons. Heureusement, le soleil perçait constamment les nuages qui insistaient pour couvrir le ciel. En passant devant les serres municipales Carl-Camirand, situé au Domaine Howard, il m’est revenu en mémoire qu’on y présentait la 55e exposition florale, permettant aux visiteurs de profiter d’une dernière bouffée estivale avant les grands froids, dans un admirable jardin où se côtoient fleurs magnifiques, chute d’eau reposante et plusieurs citrouilles.

Ces courges, joliment décorées par les mains artistiques de jeunes écoliers de la région participant à un concours organisé par la Ville de Sherbrooke, nous ont procuré l’occasion d’admirer leurs talents forts créatifs.
Merci au personnel des serres municipales et à M. Claude Giguère pour l’aimable accueil et pour nous donner les informations concernant ces très belles plantations luxuriantes.

Je fus bien étonnée de mes décpouvertes, lors de ma promenade dans le jardin tropical, admirablement aménagé pour nous faire connaître des plantes aussi étranges que ravissantes par leurs formes ou leurs textures. Et comment ne pas être charmée par les mystérieuses et très délicates orchidées!
J’ai appris que, ces dignes représentantes du monde végétal nommée Orchidacée, font partie d’une très grande famille, comprenant près de 25, 000 espèces! Symbolisant la sensualité et la fécondité, l’orchidée devra être présente si vous célébrez 55 années de mariage!

Poursuivant cette visite enrichissante, je me retrouve dans un jardin « zen » où se dressent devant nos regards admiratifs de merveilleux bonsaïs.
Ces créations miniatures, nées de la patience et le savoir faire des spécialistes qui les ont conçues, nous offrent une vision fort intéressante de cette technique millénaire.
Quelques uns de ces œuvres d’arts appartiennent à la collection privée de M. David Easterbrook, du Jardin Botanique de Montréal. C’est vraiment de toute beauté!

Dame Nature travaille avec perfection. Chaque pétale, chacune des feuilles et les dizaines d’aiguilles ornant plusieurs cactus sont à leurs places, comme il se doit.
Et c’est dans le désert et la rigueur de ses températures extrêmes que grandissent ces végétaux exceptionnels. Certaines plantes font naître des fleurs d’un beau rouge vif, délicates et fragiles. La vie, c’est vraiment plus fort que tout!
Ce fut une bien agréable visite! Tant de beautés admirées ont fait oublier que l’hiver ne se gênera pas, très bientôt, pour recouvrir cette belle nature qui nous entoure.
Mais avant de terminer cet article, permettez moi de vous présenter Ernest le Verdoyant!

Quel personnage sympathique malgré ses cornes nasales! Ah! Mais avouez qu’il possède de magnifiques yeux bleus! Trônant au milieu de la grande serre, il dit bonjour, à sa manière à tous les passant qui le regardent, à la fois surpris et souriant devant lui. Créé par Madame Maude Pelletier, ce monument de verdure est rapidement devenu fort populaire auprès des visiteurs.
Tout près de là, une gentille sorcière, apparaît également, en glissant la tête dans la porte entrouverte. Affichant un beau sourire, il est indubitable de ressentir qu’elle ne jette jamais de mauvais sort.
Voilà qui termine ma randonnée de ce magnifique dimanche!
Bonne journée!
Lise Anne
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Bulles de Bonheur
Lovian Partie 5
26/10/2009
La Septième vie de Lovian
Partie 5
« Satisfaite? » interroge Amiel.
« Je ne comprends pas. Quelle place j’occupe dans toute cette histoire? Pourquoi ne lui as-tu pas repris ce qui t’appartient? Et pourquoi je… »
L’ange se dirige vers la fenêtre et, en passant devant la porte, il l’ouvre en claquant des doigts. il se tourne vers Marianne en lui parlant sur un ton plus sérieux :
« Tu as quelque chose qui m’appartient…Guillaume de Beaulac. »
« Quoi? Tu veux dire que Guillaume est ici? Avec nous, à cette seconde même où nous parlons? » lance Marianne, étonnée et mystifiée.
« Tu n’as rien compris! Toi, Marianne Joleen, tu es l’âme de Guillaume! Tu es l’âme de celui qui m’a enlevé, il y a deux siècles, le Sceau de l’Éternité. Seule la main du voleur peut me redonner l’objet sacré…
Seule ta main, Marianne, peut me redonner ce qui m’a été subtilisé. Il aura fallu que l’âme de Lovian revienne sept fois avant de te retrouver et pouvoir reprendre possession de ce qui est à moi. »
« C’est très clair…oui, vraiment très clair maintenant. Mais, sans vouloir t’offenser, je n’ai pas ton sceau extraordinaire et je ne crois pas aux histoires de réincarnations,» ose timidement Marianne qui retient un peu son souffle, paralysée par cette conversation au-delà du réel.
« Et pourtant, tu crois aux anges! Le Sceau, tu l’as dans tes mains, là, maintenant, » explique posément le saint gardien en s’approchant et appuyant ses deux mains sur le bord du lit.
« Le porte bonheur de Gil? Ce truc bizarre est à toi, » rigole Marianne en brandissant l’objet de verre sous son nez.
« Ce truc bizarre, comme tu l’appelles, s’avère être l’une des Clefs Célestes les plus puissantes de l’Univers. Il ne faut pas faire la même erreur que la première fois. Je te demande, Marianne, de bien vouloir me remettre le Sceau Éternel. »
Fixant les yeux bleus merveilleux d’Amiel, Marianne accueille la main droite de l’ange dans sa main gauche et lui remet solennellement de son autre main, le trésor immense tant recherché.
Une puissante énergie lumineuse englobe tout le corps d’Amiel dès que sa main entre en contact avec le joyau. Marianne se cache sous les draps, pétrifiée par tant de puissance. Un grand éclat lumineux, brillant comme l’éclair, emplit la pièce, emportant avec lui, l’ange reconnaissant.
Une soignante entre en trombe, en examinant partout dans la chambre :
« Que se passe-t-il? Vous avez vu cette lumière?
Marianne, glissée complètement sous les couvertures, surgit comme un chat apeuré :
Moi? Je n’ai rien vu! Je…je dormais! »
Aucune réponse, ni de boutades sarcastiques et pas de rires taquins. S’approchant de la fenêtre, Marianne regarde vers le ciel. Le soleil vient de plonger derrière l’horizon, laissant toute la place aux étoiles :
« Tu vas me manquer, » soupire-t-elle, le cœur triste. « Je commençais juste à m’habituer à toi! »
« Et moi, je ne suis pas certain de pouvoir m’habituer à toi! » intervient une voix masculine qu’elle connaît bien. En se retournant, Marianne fit face à une autre surprise :
« Amiel! Tes cheveux! Ils sont tous blancs et on dirait, ma foi, qu’ils ont des reflets dorés! »
« Si tu es sage, je te donnerai peut-être le nom de mon coiffeur! »
« Amiel! Une question me brûle les lèvres… Si je suis l’âme de Guillaume, qui est celle de Lovian? Tu disais qu’elle était revenue une septième fois!
« Ah ça, tu vas le découvrir assez tôt! » affirme l’ange qui se fond dans l’infini, les bras croisés sur son cœur et riant à gorge déployée.
Une minute plus tard, un médecin apparaît dans l’embrasure de la porte tenant en main un dossier et une paire de lunettes :
« Madame Joleen? Je viens de signer votre congé de l’hôpital. Tout va bien pour vous et ne vous inquiétez pas, votre enfant n’aura aucune séquelle suite à votre accident aujourd’hui. Vous avez beaucoup de chance! »
« Mon…mon enfant? Docteur, ce sont bien vos mots! Vous avez dit…mon enfant? Mais, c’est sûrement une erreur! Je n’ai pas d’enfant!»
« Oui, oui, absolument! » insiste le médecin. « Selon votre dossier, les tests le confirment, vous êtes enceinte de trois mois! Vous allez être maman aux alentours du sept décembre prochain! Vous ne le saviez vraiment pas?»
Marianne s’approche du calendrier et hoche la tête en apercevant de nouveau la date encerclée à l’encre rouge.
Elle creuse dans sa mémoire, cherchant les évènements dans sa vie ayant eu lieu fin mars ou début avril particulièrement.
Elle écarquilla soudainement les yeux en emprisonnant dans sa bouche avec ses deux mains un « Oh! Mon Dieu! » fort éloquent :
« Alcool-Zéro! Oui, bien sûr! C’est Gil! »
Fin
Merci d'avoir lu cette histoire!
Lise Anne
Tags : Roman fiction
Catégorie :
Poésie